Champ visuel et OCT, Pollet-Villard F. et coll.
10/09/2013 | Par Pollet-Villard F. et coll.

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Relation avec les atteintes du champ visuel et aptitude diagnostique des mesures de la couche des fibres optiques et de la tete du nerf optique en oct spectral-domain
Frédéric Pollet-Villard, Florent Aptel, Christophe Chiquet, Jean-Paul Romanet, Clinique Universitaire d’Ophtalmologie, CHU Grenoble, Grenoble, F-38043, France

Objectifs :

Evaluer la relation entre l’épaisseur de la couche des fibres optiques et l’épaisseur de l’anneau neuro-rétinien comparer l’aptitude diagnostique des mesures de la couche des fibres optiques, de la tête du nerf optique et du complexe ganglionnaire maculaire en OCT Cirrus.

Matériel et méthodes :

136 yeux (64 glaucomateux, 34 suspects et 38 cas témoins) ont été enrôlés dans cette étude prospective et ont bénéficié d’un examen complet comprenant une mesure de l’épaisseur de la couche des fibres, de la topographie de la tête du nerf optique et de l’épaisseur du complexe ganglionnaire maculaire par Cirrus OCT, et un relevé du champ visuel par périmétrie automatisée Humphrey 24.2 SITA Standard. L’épaisseur de la couche des fibres optiques de 12 secteurs péripapillaires de 30°, l’épaisseur de l’anneau neuro-rétinien fournie par l’OCT Cirrus à partir de 36 scans espacés de 10° de l’anneau neuro-rétinien, et la distance minimale entre la terminaison de la membrane de Bruch et la limitante interne (BMO-MRW) mesurée à partir de 36 scans espacés de 10° de l’anneau neuro-rétinien ont été collectées. Les relations entre les paramètres structuraux et la sensibilité rétinienne ont été évaluées globalement et pour 6 secteurs circum-papillaires (classification de Garway-Heath: inféro-nasal, inféro-temporal, temporal, supéro-temporal, supéro-nasal et nasal) par régression linéaire et logarithmique. Pour l’ensemble des paramètres d’analyse de la couche des fibres optiques, de la tête du nerf optique et du complexe ganglionnaire maculaire, les courbes ROC (Receiver Operating Characteristics) ont été utilisées pour comparer l’aptitude à différencier les yeux glaucomateux ou suspects des yeux sains.

Résultats :

L’association (r²) entre la sensibilité rétinienne et l’épaisseur de la couche des fibres optiques variait de 0,27 (secteur nasal et région correspondante du champ visuel, relation linéaire) à 0,53 (secteur inféro-temporal, relation logarithmique). L’association entre la sensibilité rétinienne et l’épaisseur de l’anneau neuro-rétinien fournie par le Cirrus variait de 0,11 (secteur nasal, relation linéaire) à 0,48 (secteur inféro-temporal, relation logarithmique). L’association entre la sensibilité rétinienne et la distance minimale entre la membrane de Bruch et la limitante interne (BMO-MRW) variait de 0,16 (secteur nasal, relation linéaire) à 0,63 (secteur inféro-temporal, relation logarithmique). Le meilleur paramètre pour distinguer les patients glaucomateux des sujets sains était l’épaisseur moyenne de la couche des fibres optiques (aire sous la courbe ROC = 0,920 ± 0,027) pour les paramètres d’analyse de la couche des fibres optiques, l’aire de l’anneau neuro-rétinien (0,922 ± 0,027) pour les paramètres d’analyse de la tête du nerf optique, et l’épaisseur moyenne du complexe ganglionnaire maculaire (0,885 ± 0,037) pour les paramètres d’analyse du complexe ganglionnaire maculaire.

Conclusions:

La relation structure-fonction est plus forte avec le nouveau paramètre BMO-MRW qu’avec l’épaisseur de la couche des fibres optiques ou l’épaisseur de l’anneau neuro-rétinien fournies par l’OCT Cirrus. L’aptitude à différencier les patients glaucomateux des patients sains, et les patients suspects des sujets sains, est généralement meilleure pour les paramètres d’analyse de la tête du nerf optique que les paramètres d’analyse de l’épaisseur de la couche des fibres optiques et du complexe ganglionnaire maculaire.

(Présentation à la Réunion Annuelle de la SFG, 11 mai 2013)