Les axes de recherche sont nombreux et l’on peut distinguer quelques grands thèmes :
L’épidémiologie C’est l’étude de populations dans différents pays du monde pour étudier la fréquence des glaucomes et leur éventuelle association à des facteurs comme l’environnement, la nutrition, la façon de vivre en général.
L’intérêt est de mettre en évidence des facteurs de risque que l’on ne connaît pas encore ou insuffisamment.
Améliorer les stratégies de dépistage des glaucomes, c’est permettre de découvrir des patients glaucomateux qui s'ignorent. En effet, un glaucomateux ne sait pas qu’il a la maladie, car la plupart du temps, elle est muette sans symptômes au stade initial.
Patient en train de réaliser une périmétrie (analyse du champ visuel)
Ils sont toujours centrés sur la diminution de la pression oculaire et de nouveaux médicaments sont toujours à l’étude.
Une autre voie de recherche s’est dessinée ces dernières années. Elle a pour ambition de préserver directement les fibres du nerf optique d’une destruction trop précoce; le terme global employé est celui de neuroprotection. Les médicaments seront disponibles d’ici quelques années.
Notez la raréfaction des fibres optiques (bandes sombres autour du nerf optique)
Les greffes de nerf se pratiquent depuis longtemps avec succès pour les nerfs périphériques. Hélas, pour le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) sans que l’on sache bien pourquoi ces greffes ne marchent pas.
On pourrait dire en boutade que, dans l’état actuel des connaissances, il est plus simple de greffer une tête entière qu’un nerf optique !
L’herbe semble plus verte chez le voisin mais la recherche médicale est pratiquée dans tous les pays du monde à un bon niveau, y compris en France.
Par contre, les moyens de financement de la recherche aux Etats-Unis ou au Japon sont plus développés, en partie du fait que les systèmes de financement sont différents de ceux de notre pays.
En effet, contrairement à des idées reçues, dans ces pays s’il existe une recherche publique, ce sont surtout des fonds privés qui permettent d’aller de l’avant. La diffusion de la recherche est très rapide grâce à Internet et de nombreuses revues médicales et congrès.